Les SCOP, initialement « Sociétés coopératives ouvrières de production », avaient déjà par le passé abandonné le qualificatif d’"ouvrières". En 2010, elles deviennent « Sociétés coopératives et participatives » et incluent également sous cette appellation les Sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC).
Finis les coopérateurs, place aux « co-entrepreneurs », comme pour réaffirmer que leur spécificité repose sur le principe « un homme = une voix », ce qui signifie concrètement la participation effective des salariés aux prises de décision. Ces mêmes salariés qui détiennent au moins la moitié du capital.
Le nouveau slogan des SCOP : « la démocratie nous réussit », illustre d’ailleurs parfaitement la vitalité du mouvement coopératif. En dix ans, de 1997 à 2007, son chiffre d’affaire a presque doublé, de deux à quatre milliards d’euros. Le taux de survie des SCOP à cinq ans est supérieur à la moyenne (57 % contre 52 %). Mais c’est dans l’industrie que le contraste est le plus frappant, puisque, au moment où ce secteur perdait 10,3 % de ses effectifs en dix ans, celui des SCOP du même secteur augmentait de 11 %.





