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Les quelques éléments mentionnés ci-dessous constituent de simples repères et non bien évidemment des règles strictes. En effet, il existe pour chaque situation des contextes particuliers d’écriture dont il faut impérativement tenir compte.

1. La lecture sur écran

Nous ne lisons pas sur écran comme sur papier.

- La lecture sur écran est plus lente.
Selon une étude de 2009, les internautes liraient 25 % moins vite. Si ce chiffre est à relativiser (les écrans ont fait depuis cette date de grands progrès qualitatifs et les internautes sont devenus plus habitués à lire sur écran), il indique toutefois une tendance nette.

- La lecture sur écran n’est pas linéaire.
Elle se fait sur le mode du balayage. Il existerait quatre manières de lire :
- la lecture réceptive, comparable à l’écoute ;
- la lecture réflexive, à interruption/réflexion ;
- le parcours pour une idée globale et rapide du contenu ;
- le balayage pour la localisation d’une information.

Les internautes lisent ainsi peu mot à mot (environ 20 % de l’information disponible selon les études réalisées). Le plus souvent, ils photographient successivement des groupes de mots avec des durées de fixation variable, l’œil fonctionnant par bonds.

- L’utilisation du défilement vertical reste faible.
Alors même que la lecture sur écran se fait verticalement, liée au défilement de l’information dans une fenêtre, tous les internautes n’utilisent pas pour autant la barre de défilement vertical.

- La lecture sur écran de texte long reste difficile.
Si la lecture sur écran est particulièrement difficile, cela ne signifie pas autant que les internautes ne lisent pas des textes longs. Il vous faut simplement respecter certains principes favorisant la lecture. Prévoyez par exemple systématiquement la possibilité pour l’internaute d’imprimer ce texte : il sera lu sur papier, et non à l’écran.

2. La navigation web

La navigation web possède ses spécificités.

- Grâce aux hyperliens – qui peuvent être placés sur un seul mot ou un petit groupe de mots -, le document électronique est mobile et s’inscrit dans la profondeur. L’utilisation des hyperliens permet notamment d’apporter des éclairages indispensables ou complémentaires, sans allonger pour autant la taille du texte. Il s’agit ainsi d’aider le lecteur à progresser, de lui offrir un service. Contrairement à l’idée selon laquelle il faut retenir à tout prix le lecteur, ne surtout pas l’encourager à quitter le site, les sites les plus reliés sont ceux attirant le plus de trafic.

Exemples :
- http://dynamique-solidaire94.org/au...
- http://econokoi.org/Auto-partage-tr...

- Un site ne se parcourt pas du début à la fin de façon linéaire. Ainsi les visiteurs arrivent souvent directement sur une page sans passer par la page d’accueil. Aussi les pages ne doivent-elles pas être une suite des pages précédentes, mais se suffire à elles-mêmes. Elles doivent pouvoir être lues et comprises de façon indépendante.

3. Quelques règles de rédaction

L’écrit web doit être facile à lire, facile à comprendre, facile à explorer.

- On peut distinguer la lisibilité visuelle (legibility) de la lisibilité cognitive (readability).

La lisibilité visuelle vise à rendre plus aisée la perception du texte à l’écran en jouant sur la taille des caractères, l’espacement des lettres, des mots, des lignes, la combinaison de couleurs caractères/fond, etc.

La lisibilité cognitive désigne quant à elle l’effort cognitif exigé par la lecture du contenu d’une page web. Optimiser la lecture, c’est faciliter la distinction des groupes d’informations et de leur rôle, mais aussi faciliter la compréhension du contenu. Les règles de rédaction ont pour but principal de favoriser la lisibilité cognitive.

- Il faut privilégier la concision et la densité dans l’écriture et rédiger de façon simple en faisant des phrases courtes, en utilisant un vocabulaire accessible, en limitant le nombre de phrases à la structure complexe, etc.

Exemples tirés de www.redaction.be

plutôt que de titrer :

...vous titrerez :

Mémorisation du message en fonction du nombre de mots par phrase
Nombre de mots dans la phraseMessage entier1ère moitié2e moitié
12 100% 100% 100%
13 90% 95% 85%
17 70% 90% 50%
24 50% 70% 30%
40 30% 50% 10%

Source : François Richaudeau, La lisibilité, Retz, 1969

- Il faut penser à utiliser des termes qui seront employés logiquement par les internautes comme mots de recherche, sans pour autant forcer ou dénaturer son écriture. Les spécialistes estiment ainsi qu’un bon indice de densité des mots clés (nombre d’occurrences du mot divisé par le nombre total de mots) se situe entre 2 et 7 %. Aussi la répétition n’est-elle pas à proscrire.

- Les idées clés doivent être exprimées dès le début de la page : selon le principe de la pyramide inversée, il faut aller tout de suite à l’essentiel avant d’entrer dans le détail. Ce procédé permet de faire gagner du temps au lecteur. Les paragraphes doivent ainsi s’organiser du plus important au moins important, et les titres doivent être davantage informatifs qu’accrocheurs. Par ailleurs, plus les titres sont longs, plus il faut faire attention aux premiers mots, sur lesquels l’attention des internautes se concentre en priorité.

- La structure de la page doit être mise en évidence : aussi faut-il découper le texte en paragraphes. Si le texte est long, il ne faut pas hésiter à utiliser des titres et intertitres et à proposer un sommaire en haut de page avec des liens internes à l’aide d’ancres (les ancres sont des balises incluses dans le code d’une page pour repérer un endroit qui servira de cible à un lien au sein de cette même page). Il peut également être nécessaire de rédiger un texte d’accueil spécifique, appelé chapeau, résumant l’ensemble de la page.

Exemples :
- http://equitecho.org/Le-tourisme-so...
- http://equitecho.org/Reglementation

- Ainsi l’habillage du texte est particulièrement important : titre, intertitre, chapeau, accroche (publiée sur la page précédente et visant à inciter l’internaute à cliquer). Ces micro-contenus ont un taux de lecture très important. Micro-contenus et textes se conçoivent ensemble dans un souci de cohérence.

- Toujours pour faciliter le balayage, il convient de soigner la mise en forme, par exemple en faisant des listes à puces ou numéros en cas d’énumération, en utilisant le gras, en faisant ressortir les différents éléments éditoriaux (titres, intertitres, etc.)...

Exemples :
- http://econokoi.org/actes-if
- http://lami.org/equipe

- Si plusieurs thèmes ou sujets sont à aborder, il est préférable de créer plusieurs pages accessibles par un sommaire. On contourne ainsi les difficultés de la lecture sur écran en segmentant l’information. Lorsque le volume de la page diminue, le taux d’information lue augmente !

Exemples :
- http://ardie-idf.org/-Decouvrir-les-AI-
- http://aci75.net/-Guide-pratique-

Références

- Jean-Marc Hardy / www.redaction.be
- François Hubert/ www.cortexte.com
- Jakob Nielsen / www.useit.com
- Joël Ronez / L’écrit web. Traitement de l’information sur Internet, Éditions CFPJ, 2007
- http://www.educnet.education.fr/

mercredi 29 juillet 2009
par L’AMI
Expo nomade L'AMI "Paysages Humains autour du travail en Seine-Saint-Denis" 
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